Boîte de vitesses robotisée

Écrit par les experts Ooreka

On peut qualifier la boîte de vitesses robotisée (BVR) de système de transmission hybride entre une boîte de vitesses automatique (BVA) classique et une boîte de vitesses mécanique manuelle. Elle permet théoriquement de combiner le meilleur de ces deux mondes en évitant leurs défauts respectifs.

Boîte de vitesses robotisée : historique

Popularisée en France par Citroën et Peugeot, elle a fait son apparition en 2002 sur les citadines C2 et C3, sous l'appellation Sensodrive ou 2-Tronic pour Peugeot. Elle évolue ensuite en boîte de vitesses mécanique pilotée à 5 et 6 rapports (BMP, puis ETG 5 et 6) pour les gammes supérieures et devient disponible sur de nombreux autres modèles PSA, tout comme ses équivalents : Renault Quickshift ; Ford Durashift ; Fiat Dualogic ; Alfa Roméo Selespeed ; Volkswagen ASG et Toyota X-Shift ou MMT.

Bon à savoir : depuis peu, Dacia propose sa BV 5 vitesses pilotée Easy-R sur les blocs essence TCE 90, puis diesel 1,5 DCI. Les actionneurs sont donc électromécaniques et les consommations normalisées identiques à la BV manuelle, pour un surcoût d'achat modeste.

Lanski / Getty Images

Définition de la boîte de vitesses robotisée

À partir d'une boîte de vitesses mécanique classique à engrenages parallèles, les commandes de l'embrayage et des passages des différents rapports seront exécutés automatiquement par des actionneurs hydrauliques (robotisés) ou électriques (pilotés).

Il est important de préciser, pour rassurer les Français traditionnellement réticents aux BVA, que la gestion électronique autorise également un mode semi-automatique séquentiel où le conducteur a la liberté de choisir les rapports de vitesses quand il en a envie, via le levier de commande ou deux palettes sous le volant.

Principe de fonctionnement de la BVR

Pour améliorer son agrément, notamment en conduite urbaine, les ingénieurs ont robotisé le passage des différents rapports et le fonctionnement de l'embrayage. Ce dernier reste d'ailleurs identique à celui d'une boîte de vitesses mécanique manuelle, à savoir du type mono-disque à sec.

Un nouveau calculateur électronique fait donc son apparition pour piloter la boîte de vitesses et l'embrayage en liaison directe avec le calculateur du contrôle moteur et ses divers capteurs. Ce cerveau électronique actionne l'embrayage et les passages de vitesses grâce à des servomoteurs électriques et/ou hydrauliques.

Ajoutons qu'à partir des différentes lois de passage des rapports implantés dans la mémoire du calculateur de la BMP et de la synergie électronique avec les autres calculateurs du moteur, on observe une auto-adaptation au type de parcours et au comportement du conducteur. C'est un point essentiel pour une gestion optimisée du passage des vitesses.

Les nombreux avantages de la boîte de vitesses robotisée

On peut citer par ordre d'importance les qualités réelles suivantes :

  • réalisation économique à l'achat (surcoût modéré à moins de 1 000 € client en moyenne) ;
  • surconsommation très limitée, voire inexistante, en comparaison avec la référence absolue que reste la boîte de vitesses mécanique manuelle ;
  • très grand confort de conduite et sécurité active accrue, en particulier en ville avec une circulation encombrée ;
  • entretien moins onéreux et moins spécifique qu'avec une boîte de vitesses automatique classique à convertisseur de couple ;
  • système de transmission presque aussi compact et léger qu'une boîte de vitesses mécanique manuelle standard.

Les quelques inconvénients de la BVR

En pratique, et surtout à leur sortie commerciale, les boîtes de vitesses mécaniques pilotées ont rarement tenu immédiatement leurs promesses. Parmi les principaux défauts constatés, essentiellement en gammes basses, on trouve notamment :

  • une relative lenteur lors du passage des différents rapports, parfois pénalisante en conduite sportive ou dans une forte montée (défauts très atténués sur les évolutions ETG 5 ou 6) ;
  • quelques à-coups à l'embrayage automatique des rapports, surtout lorsque l'accélération est importante ;
  • une fiabilité électronique logiquement moindre que celle d'une simple boîte de vitesses mécanique manuelle ;
  • une usure mécanique supérieure de l'embrayage à cause de la désuète fonction de rampage, reprise des BVA classiques.

À noter : chez BMW, les ingénieurs ont développé une boîte de vitesses mécanique pilotée baptisée SMG rapide, agréable et réactive. Équipant les sportives M3, M5 et M6, on peut donc penser qu'un développement sérieux avec des moyens suffisants aboutit à cette exception plus coûteuse qui confirme la règle des autres BMP, en versions BVA économiques.

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