Moteur essence

Écrit par les experts Ooreka

Communément appelé moteur à essence, il s'agit d'un moteur thermique à combustion interne, à 2 ou 4 temps, utilisant un carburant léger : l'essence.

Moteur à essence : définition

Très improprement appelé « moteur à explosion », le moteur à combustion interne à essence désigne de nombreuses variantes de réalisations pratiques. Cette expression générique englobe en effet notamment :

  • les moteurs à cycle de 2 temps ;
  • les moteurs à cycle de 4 temps ;
  • les moteurs alternatifs ;
  • les moteurs rotatifs.
muthardman / Getty Images

Du monocylindre au V12, voire W16, il s'agit dans tous les cas d'un système capable de transformer l'énergie calorifique contenue dans le carburant, ici de l'essence, en énergie mécanique utilisable pour déplacer un véhicule et ses occupants. Par ailleurs, un moteur est toujours caractérisé par :

  • son moment ou couple de rotation ;
  • la puissance maximale qu'il peut fournir.

Si ces 2 caractéristiques sont bien liées, elles ont 2 effets distincts :

  • le couple du moteur conditionne les reprises sur un rapport donné et les accélérations ;
  • la puissance, elle, déterminera la vitesse de pointe du véhicule.

Bon à savoir : ici, dans notre contexte automobile, un moteur à essence induit généralement une combustion à 4 temps à l'aide de soupapes.

Principe de fonctionnement du moteur à essence

Les moteurs à essence employés aujourd'hui utilisent le cycle à 4 temps :

  • Premier temps : admission des gaz frais. La soupape d'admission s'ouvre tandis que le piston aspire l'air dans sa descente, comme le ferait une pompe à vélo. Avec un carburateur ou une injection indirecte, de l'essence est préalablement vaporisée dans l'aire d'admission pour former un mélange gazeux dit « carburé ». Dans le cas de l'injection directe, l'essence sera vaporisée directement dans le cylindre ou la culasse au début de la phase suivante.
  • Deuxième temps : compression. La soupape d'admission s'étant refermée, le piston remonte et comprime fortement le mélange gazeux, désormais prisonnier dans le cylindre, puis la culasse.
  • Troisième temps : allumage, combustion et détente. Lorsque le piston atteint le point mort haut (PMH), la bougie d'allumage produit une étincelle dont la chaleur enflamme le mélange gazeux pré-comprimé. La combustion peut alors atteindre des températures de plus de 1 000 °C. L'élévation de pression qui en résulte va repousser le piston vers son point mort bas (PMB) qui va entraîner le vilebrequin sur un demi-tour via sa liaison par la bielle articulée sur deux pivots. Il s'agit du seul temps moteur utile.
  • Quatrième temps : échappement. Toujours par inertie de rotation, le vilebrequin entraîne à nouveau le piston du PMB vers son PMH via la bielle. Pour éviter une compression parasite des gaz d'échappement, la soupape est ouverte un peu avant le PMB pour leur évacuation. On parle donc d'« avance ouverture échappement » (AOE).

Moteur à essence : les critères économiques

Achat d'un véhicule à moteur essence

Pour conserver une certaine attractivité commerciale, il reste le moins cher à l'achat pour compenser en partie un appétit et un tarif de carburant plus élevé que son grand concurrent consommant du diesel. Si les tarifs au litre sont arbitraires, la frugalité du moteur diesel (- 20 % en moyenne, voire plus en ville) demeurera toujours.

Coût d'utilisation d'un moteur à essence

Logiquement plus élevé, le moteur à essence doit être utilisé pour des kilométrages annuels les plus faibles possibles, d'autant que son autonomie ne peut rivaliser avec celle des motorisations diesel, à capacité de réservoir identique et pour un même modèle. Pour éviter ces écueils, il peut être préférable de choisir un modèle GPL, voire de convertir un moteur au GPL.

Côté entretien, il est souvent moins onéreux, excepté en présence d'un turbocompresseur, d'une injection directe et/ou de système de dépollution de pointe, pour Euro 6 notamment. Ces éléments plus sophistiqués et plus fragiles (pièges à NOx) impliquent des procédures de révision et des ingrédients également plus raffinés, et donc plus chers.

À noter : au niveau de l'assurance, un véhicule à essence profite d'un tarif plus avantageux, sauf s'il s'agit d'un modèle réputé sportif.

Revente d'un véhicule à moteur essence

En France, où l'avantage fiscal du diesel demeure, un véhicule à essence subira une décote plus importante. Encore une fois, sa cote dite Argus étant la plus basse, il pourra faire le bonheur des petits budgets et surtout des « petits rouleurs ».

Autres critères de choix des moteurs à essence

Agrément de conduite du moteur essence

Côté conduite, le moteur à essence peut se prévaloir de certaines qualités intéressantes, à commencer par une sonorité relativement faible et agréable, particulièrement en 6 cylindres.

La combustion de l'essence est également plus douce que celle du diesel, sans atteindre le niveau du GPL ou du GNV. Ensuite, il est capable de régimes élevés, ce qui reste un avantage lors d'un dépassement par exemple.

Les moteurs essence bénéficient enfin d'une grande docilité de réponse à l'accélérateur et d'une souplesse évidente, faute d'un véritable brio.

Le moteur à essence : idéal pour les petits trajets !

Économiquement réduit à de petits véhicules et aux faibles kilométrages annuels, le moteur essence sera préféré par tous ceux qui n'utilisent pas trop fréquemment de véhicule personnel :

  • les citadins intra-muros ;
  • les personnes âgées ;
  • les personnes à très petit pouvoir d'achat attirées par le faible investissement initial.

Le moteur à essence et l'aspect environnemental

Contrairement aux idées reçues, les trajets urbains seront très polluants en monoxyde de carbone (CO) et imbrûlés cancérigènes (HC) avec ce type de moteurs, certes peu émissifs côté particules fines (PM). Il faut savoir d'ailleurs qu'une injection directe d'essence sera plus polluante qu'un diesel Euro 6 au niveau du CO et des PM.

En effet, contrairement aux filtres à particules (FAP), son pot catalytique a besoin d'une température élevée pour être efficace et la consommation moyenne sera fatalement plus forte dans ces conditions de roulage à très faible vitesse. 

Fiabilité du moteur essence

Avec un entretien régulier, à commencer par les filtres et les vidanges, un moteur à essence pourra facilement atteindre et dépasser les 200 000 km. Pour autant, il ne sera pas exempt de problèmes électroniques divers ou de pannes et son kilométrage maximal restera le plus souvent inférieur à celui de son concurrent. Si ce dernier est devenu de plus en plus fragile surtout depuis les normes de dépollution Euro 5 et 6, le moteur à essence va suivre cette tendance pour les mêmes raisons avec les futures sévérisations.


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