Moteur hybride

Écrit par les experts Ooreka

Les véhicules à moteur hybride ou à motorisations hybrides combinent au moins deux énergies différentes pour assurer leur propulsion, en général thermique et/ou électrique. Utilisée selon les besoins, cette optimisation de l'utilisation des différents moteurs assure des gains en consommation et un succès grandissant de ces véhicules techniquement très complexes.

Moteur hybride : définition

Dans une automobile à moteur hybride, on dispose de 2 groupes motopropulseurs (GMP) utilisés en synergie. Il s'agit actuellement d'un moteur thermique à combustion interne à 4 temps associé à une machine électrique alimentée par des batteries, voire une pile à combustible (PAC) embarquée.

Au niveau de l'architecture, il convient de distinguer 2 grandes familles de « full hybrides »:

  • l'hybridation parallèle où les 2 moteurs peuvent fonctionner ensemble selon des répartitions très variables en fonction des besoins du véhicule ;
  • l'hybridation série où les roues motrices sont toujours entraînées par le moteur électrique.

Le plus souvent, le moteur thermique n'est pas utilisé aux arrêts et aux faibles vitesses en ville. Autre perfectionnement intéressant, de plus en plus de ces véhicules hybrides sont rechargeables ou « plug in » ; leur batterie peut donc aussi être chargée sur secteur pour des performances bien supérieures.

À noter : il vous sera impossible de retrouver les consommations miraculeuses affichées par ces véhicules parfois surpuissants pour des raisons incontournables de lois physiques et d'optimisation de leur fonctionnement sur des normes de mesures obsolètes.

Principes de fonctionnement des moteurs hybrides

D'une façon générale, ces véhicules donnent la priorité à la machine électrique en utilisation urbaine, ce qui favorise d'autant les consommations normalisées. Dès que l'autonomie des batteries ou un surcroît de puissance sont nécessaires, le moteur thermique vient toutefois épauler sa version électrique embarquée.

Plus en détails, le fonctionnement dépend du type exact d'hybridation :

  • En microhybride, le véhicule ne dispose que de la fonction « stop and start » utile en cas d'arrêts répétés, donc en circuit urbain congestionné. Les gains de consommation vont de 0 à 10 %, mais le moteur (surtout si turbo) et la batterie n'apprécient guère ce fonctionnement intermittent.
  • En mild hybrid ou hybride moyen, le freinage devient récupératif à hauteur de 5 à 20 % et ajoute son gain de consommation au système précédent. C'est encore une technologie essentiellement utile en ville que l'on retrouve chez BMW, Ford et Honda.
  • En hybridation parallèle, on arrive au full hybrid. Ici, les 2 motorisations sont capables de propulser le véhicule au mieux selon une gestion automatique optimisée par un calculateur électronique. Ce système est aujourd'hui employé par la pionnière Toyota Prius et la plupart de ses concurrentes.
  • En hybridation série, le moteur thermique entraîne uniquement un générateur électrique et joue le rôle d'un groupe électrogène. Il pourra ainsi être optimisé pour fonctionner à un régime fixe. Les roues motrices sont donc exclusivement entraînées par la machine électrique soutenue par des batteries tampons.
  • Plugin hybrides, des évolutions qui peuvent être avantageusement rechargées sur secteur comme pour les Audi Q7 Plug-in, Volvo XC90 T8, VW Passat GTE ou Golf GTE, BMW I8 ou X5 eDrive, sans oublier la nouvelle Chevrolet Volt en 2016.

Critères économiques des moteurs hybrides

Achat d'une voiture hybride

Logiquement un peu plus chers que leurs équivalents thermiques, les véhicules hybrides peuvent bénéficier de différentes aides financières. Le bonus gouvernemental basé sur les émissions de CO² normalisées sera donc variable et toujours plafonné à 5 % du prix d'achat pour les hybrides.

Cette aide sera portée à 20 % du prix du véhicule augmenté du coût des batteries en location si, et seulement si, il est rechargeable sur secteur ou plug-in hybrid. Dans ce dernier cas, la taxe sur les véhicules de société (TVS) sera gratuite ou réduite dans le cas des hybrides non plug-in.

Bon à savoir : en cas de panne, seul un concessionnaire de la marque saura faire un diagnostic et les réparations éventuelles sur un véhicule au moins 2 fois plus complexe. Les Toyota Prius sont malgré tout réputées fiables et ses concurrentes devraient l'être également pour lui ravir sa couronne, alors soyons optimistes !

Aujourd'hui, l'offre est relativement étendue avec une cinquantaine de modèles différents allant du segment des citadines (Toyota Yaris HSD, Honda Jazz Hybrid, etc.) aux crossover (Peugeot 3008, Mitsubishi Outlander PHEV ou Lexus NX 300 H) en passant par les berlines (Ford Mondéo Hybrid, Lexus IS 300H, etc.) et les compactes (Toyota Auris HSD et Audi A3 e-Tron). Dopés par des incitations fiscales et autres bonus, les VH s'octroient presque 3 % des parts de marchés en France, soit le meilleur résultat des véhicules à énergies alternatives.

Revente d'une voiture hybride

Grâce à sa bonne image écologique et un agrément de conduite évident doublé d'une économie d'usage correcte, on ne doit pas avoir d'inquiétudes. Pour preuve, les cotes Argus sont soutenues et les ventes rapides, car l'offre reste faible en occasion face à une demande en progression.

Important : la revente sera encore plus facile avec les récentes et avantageuses hybrides rechargeables ou plug-in hybrids !

Moteur hybride : un bon compromis

Comparé au même modèle thermique essence, on obtient un gain pouvant atteindre 30 % côté consommation, autant en assurance et 10 à 20 % sur le poste entretien.

Attention : l'économie en carburant sera souvent inexistante comparé à la version diesel.

Agrément de conduite

En un mot, excellent. Le silence et la transmission automatisée accompagnent la motorisation électrique en ville pour une conduite plus agréable et plus facile qu'avec une thermique pure.

Bien sûr, moteur thermique oblige, on n'arrivera jamais à la perfection des autos 100 % électriques sur batteries où les vibrations et autres bourdonnements sont par nature quasiment absents.

Moteur hybride : pour tout type de trajet ?

Une fois encore, pour bénéficier au maximum de la technologie hybride, notamment le freinage récupératif, le start and stop ou même la propulsion électrique, les circuits urbains sont préférables. Sur route ou autoroute, pas de gains significatifs à espérer si l'aérodynamique a été sacrifiée au style, comme trop souvent.

Cependant, grâce à l'appoint du moteur thermique, l'autonomie combinée peut friser les 1 000 km. Ici, on peut donc envisager une utilisation sans restrictions aucunes dans le monde entier, sauf en cas de panne, bien sûr.

Aspects environnementaux des moteurs hybrides

Toujours par rapport à un même modèle thermique, la pollution locale diminue grâce aux assistances décrites plus haut. A contrario, la complexité et la masse plus élevée de ces modèles nécessitent une consommation de ressources et une pollution accrue pour leur fabrication. Même remarque selon la production d'électricité qui peut pénaliser très gravement le véritable bilan écologique.

En conclusion, comme toutes les solutions dites hybrides au sens large, les hybrides rechargeables sont un bon compromis disponible, mais transitoire en attendant des versions 100 % électriques capables de la même autonomie.

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